LE LIBERALISME AMERICAIN, par Alain Laurent

Note des utilisateurs: / 0
MauvaisTrès bien 
VIENT DE PARAITRE AUX BELLES-LETTRES :

LE LIBERALISME AMERICAIN
Histoire d'un Détournement

Par Alain LAURENT


    Philosophe et essayiste, Alain Laurent est l'auteur des Grands courants du libéralisme (A. Colin, 1998) et de La Philosophie libérale (Les Belles Lettres, 2002, ouvrage couronné par l'Académie française). Il dirige la collection « Bibliothèque classique de la liberté » aux Editions Les Belles Lettres.

    Le propos du livre est d'établir l'histoire méconnue de la falsification social-étatiste du mot et de l'idée de libéralisme intervenue en Grande-Bretagne puis aux Etats-Unis au cours de la première moitié du XX° siècle - et de dénoncer la diffusion de ce nouvel usage (ou mésusage) en flagrante contradiction avec le sens que lui a légué la tradition libérale classique. Ce faisant, il s'y agit aussi de rétablir l'histoire non moins méconnue et passionnante de la résistance finalement victorieuse des vrais libéraux américains à ce gauchissement sémantique. Caricaturés en France comme « ultra-libéraux » et faussement présentés en « néo-libéraux », ils ont cependant été contraints de s'identifier sous les labels de « conservatives » ou de « libertarians ». Un détour dans l'Europe continentale au moment des plus basses eaux libérales (1920-1960) rappelle que c'est cependant de là qu'est venue la contre-offensive libérale classique qui a redonné au libéralisme sa dynamique  dans sa vérité retrouvée : responsabilité individuelle, libre marché, primat du droit de propriété...

Table des matières (abrégée) :

Introduction : Contre l'imposture de Canto-Sperber, pour qui « le libéralisme est l'inventeur de l'Etat-providence et doit s'accomplir dans le socialisme » - ce qui revient à tenter d'acclimater insidieusement en France le sens américain du libéralisme (= social-démocratie gauchisée...) pour en faire un argument supplémentaire de rejet du prétendu « ultra-libéralisme ».

Première partie : Le gauchissement anglo-américain du libéralisme

1) En Angleterre (1880-1930) : J.S. Mill, Hobhouse, Lloyd George et Keynes

2) Aux Etats-Unis (1930...) : l'avènement des liberals avec le New Deal ; J. Dewey, le Big Government de Roosevelt, Rawls puis le « politically correct »...

Deuxième partie : La persistance du libéralisme classique en Europe continentale (1880-1960)

3) Les contrefaçons du « socialisme libéral » et la résistance des libéraux classiques

4)    Du colloque Walter Lippmann (1938) à la création de la Mont-Pèlerin Society (1947) : le premier « néo-libéralisme », critiqué par Mises- l'homme-clé du renouveau libéral

Troisième partie : La redécouverte et la réaffirmation américaines du libéralisme

5) La préhistoire du « revival » (1920-1947) : des premiers réfractaires au liberalism à
l'émergence des libertarians (A.J. Nock, F. Knight, Hazlitt, Rand...)

6) Les « néo-libéraux » américains (1950-60...) : de vrais héritiers innovateurs du libéralisme classique européen et des critiques impitoyables du liberalism

7) Le renfort anti-liberalism des premiers néo-conservateurs (F. Meyer, J. Burnham)


En librairie le 17 mars
330 pages / 21 euros
ISBN 2-251-44302-9

Mis à jour (Jeudi, 16 Mars 2006 10:12)

 
News letter
hayek_index.jpg