Au bout du chemin, la tyrannie A moins que ?
-"J'ai deux nouvelles à vous annoncer", dit son chef de cab' à Dominique de Villepin, "une bonne et une mauvaise.
-Commencez par la bonne, j'en ai besoin pour me remonter le moral...
-Eh bien, les violences urbaines vont se résorber d'elles-mêmes sans que l'état n'ait faire excessivement appel à la force !
-Ah ! voilà effectivement une très bonne nouvelle, qui va me permettre de ridiculiser ce petit prétentieux de Sarkozy et ses rodomontades sur le rétablissement de l'ordre ! et la mauvaise ?
-Eh bien, les violences urbaines vont se résorber d'elles mêmes, sans que l'état n'ait pu montrer la moindre trace de force..."
Blague à part, pronostiquer ainsi un retour au calme spontané, alors que La France brûle, que toute la médiasphère crie à l'Intifada, et que les forces de police sont réduites à l'impuissance, peut paraître un tantinet osé. Et pourtant, il ne peut en être autrement. Pour cette fois.
Certes, il s'agira d'un retour au calme tout à fait relatif, tout comme la flambée de violence actuelle ne succède pas à une période de calme absolu. En fait, dans les banlieues chaudes, les caillassages des patrouilles de policiers, les incinérations sauvages de véhicules, les guet-apens tendus aux véhicules de pompiers et aux ambulances sont monnaie courante. Et les émeutes de quartiers ne sont pas des phénomènes rares. Il n'y a que cinq mois que des quartiers de Perpignan étaient livrées aux hordes de casseurs, chaque nuit de Saint-Sylvestre est marquée par un concours de voitures incendiées entre cités chaudes, et la presse rapportait encore récemment que avant les tristes bilans des incidents consécutifs à l'accident de Clichy sous Bois, il y avait déjà eu plus de 20.000 voitures qui avaient brulé en 2005 sur toute la France.
Non, ce qui frappe dans les événements récents, ce n'est pas leur nature, hélas trop quotidienne, mais la rapidité de la contagion d'une cité à l'autre, qui force l'attention des médias. Pour la première fois, nous assistons à une démonstration de force généralisée de toutes les racailles banlieusardes réunies dans une grande partie de bras de fer festive contre les autorités.
Les émeutes de quartier organisées par des bandes de loubards parfaitement organisées et déclenchées dès que le contexte est favorable ne sont en rien un phénomène nouveau. J'ai eu la "chance" toute relative de pouvoir assister en direct aux émeutes de Vaulx en Velin en 1990, et ce fut fort instructif. L'on y voyait clairement des meneurs cagoulés postés au sommet des barres HLM du quartier du Mas du Taureau diriger des bataillons de jeunes caillasseurs à l'aide de Talkie-walkies (pas encore de portables à l'époque) en fonction des mouvements des forces de police venues tenter de rétablir un semblant d'ordre. A l'origine des deux journées de folie qui allaient voir partir en fumée un centre commercial, la mort de deux "jeunes" qui avaient tenté de forcer un barrage de Police à bord d'une moto volée. Rien que de très similaire à ce qui s'est passé à Clichy sous Bois.
Depuis cette époque, pas un mois sans que des voitures ne brûlent ici, ou qu'un gymnase, une synagogue, ne soient attaqués là, où que dans un des 1300 (!) quartiers en difficultés que compte notre pays, un camion de pompier ne soit attiré dans un guet-apens par une bande de délinquants.
L'objectif de ces attaques est multiple. En ce qui concerne les simples exécutants des émeutes, les jeunes idiots utiles qui servent les intérêts d'autres maîtres, les motivations sont multiples mais assez faciles à cerner: désoeuvrement, excitation, frustration face à un avenir pauvre en perspective, racisme anti-blanc, soumission aux chefs qui font vivre l'économie souterraine des cités...
Toutefois, ceux qui exploitent ces sentiments poursuivent d'autre desseins.
Tout d'abord, et principalement, il s'agit pour eux instaurer des zones de non-droit dans lesquelles les coûts et les risques de toute intervention de l'autorité publique seront si élevés que les services régaliens de la république (police, services de secours, et demain services fiscaux ?) n'oseront plus s'y aventurer. Deux types d'organisations ont un intérêt pour l'instant convergent à l'édification de ces zones en sécession de fait: en premier lieu, les mafias qui font prospérer une économie souterraine extrêmement dynamique par le moyens de trafics divers, dont principalement la drogue, mais aussi le cambriolage d'entrepôts, les ateliers clandestins, les contrefaçons, la prostitution, et d'autre part les organisations intégristes telles que l'UOIF et autres organisations islamistes et racistes qui veulent étendre le périmètre des zones où ils pourront établir le règne de la Sharia.
Certains pourront croire que ces deux forces ne sont pas destinées à s'entendre éternellement, tant certains chefs délinquants des banlieues goûtent plus aux joies du sexe violent débridé, de l'alcool et de la drogue que les talibans qui voudraient utiliser cette énergie destructrice à d'autres fins. C'est méconnaître que la plupart des régimes intégristes s'accommodent fort bien de l'existence d'une forte dépravation au sein des élites dirigeantes, comme le régime iranien en administre quotidiennement la preuve. Tout comme Lénine a recruté les plus gros bataillons de ses révolutionnaires au sein des bas-fonds russes, les prisons sont des foyers de recrutement clairement identifiés des organisations intégristes. Et une fois que la loi coranique supplantera la loi de la république sur un territoire donné, l'application de cette loi sera plus ou moins stricte pour les chefs, selon que les talibans auront ou non besoin des délinquants moins religieusement engagés pour maintenir "l'ordre" nouvellement créé.
Aujourd'hui, et malgré la progression importante du soutien aux idées intégristes que l'on observe dans les banlieues (plus de 10% des musulmans de France auraient de la sympathie pour les idées d'al Qaeda selon les RG. Cela concerne certes 600.000 personnes, mais cela veut aussi dire que 90% des musulmans sont au minimum neutres par rapport à ces préceptes), les intégristes ne sont pas encore en mesure d'opérer une prise de contrôle très partielle ailleurs que dans une partie des cités HLM. Ils ne peuvent donc soutenir un mouvement d'insurrection long qui irait au delà d'émeutes de jeunes en colère, quelqu' impressionnantes ces émeutes apparaissent aujourd'hui aux yeux des médias. L'UOIF vient d'ailleurs, par la voix de ses imams, de prononcer une Fatwa demandant aux jeunes musulmans de ne plus participer aux émeutes, car elle ne sait que trop bien qu'elle ne pourrait, en l'état actuel, contrer efficacement une réaction de force des pouvoirs publics si les émeutes allaient trop loin .
Quant aux caïds des cités, ils savent mieux que nos énarques que le désordre est mauvais pour les affaires, et que la conjugaison d'une présence prolongée des forces de sécurité et d'une trop forte attention médiatique rendrait leurs commerces trop difficiles à terme. Ils doivent donc trouver le bon dosage entre la démonstration de force, l'obligation pour la police d'augmenter le coût de ses interventions en cité chaude, et l'apaisement de dernière minute le moment venu pour éviter que les pétochards qui nous gouvernent ne soient forcés par les événements à entrer dans une épreuve de force.
C'est ainsi que tout devrait "rentrer dans l'ordre" dans les jours à venir, c'est à dire que les troubles continueront, mais de façon plus épisodique, répétitive mais insuffisamment intense pour provoquer un intérêt médiatique soutenu. Business as usual.
Dominique de Villepin et Jacques Chirac pourront parader, proclamer que leur "fermeté équilibrée, sans tomber dans la répression aveugle, sans oublier leur courageuse politique de la main tendue et de dialogue avec la jeunesse déshéritée des banlieues", a permis de rétablir la situation. Ils pourront continuer leur opération de lynchage médiatique de Nicolas Sarkozy, aujourd'hui vilipendé sous prétexte d'avoir soi disant réduit les moyens de la police de proximité, et d'avoir prononcé des mots qui fâchent tels que "racailles", qui font de la peine aux pauvres banlieusards victimes de toutes les discriminations possibles et imaginables. A défaut de régler la moindre part du problème, ils pourront profiter de l'occasion pour s'adonner à ces petits jeux de basse politique auxquels ils excellent.
Ils pourront annoncer de nouveaux plans pour relancer la rénovation urbaine, la solidarité envers les banlieues en déshérence, avec l'argent qu'ils n'ont plus. Ils pourront proposer sans que personne ne s'émeuve d'accroître le contrôle policier sur ces machins bizarres sur Internet, que l'on appelle des "blogs", par le biais desquels certains jeunes ont publiquement appelé à la violence contre les forces de l'ordre. Beau prétexte pour mettre la pression sur ceux qui utiliseraient ce moyen d'expression pour contester l'ordre établi.
Et pendant ce temps, parce que l'état aura montré son incapacité à réagir, l'alliance Sharia-Mafia progressera dans les quartiers sensibles, et tentera de s'étendre au delà de ses territoires traditionnels. Les prochaines émeutes de masse toucheront de nouveaux quartiers "pourtant réputés calmes", les moyens financiers des fauteurs de troubles continueront de croître... Jusqu'à ce que les "talibans" estiment qu'ils peuvent passer à un stade supérieur de leur action. A moins qu'entre temps, ces exactions n'aient jeté le peuple Français dans les bras de quelque joueur de bonneteau ultra-nationaliste qui, pour éradiquer le fléau, détruira les rares libertés qu'il nous reste encore. Au bout du chemin, la tyrannie... A moins que ?
A moins que, mais on est dans le domaine du rêve, à moins que l'ampleur des événements actuels ne fassent prendre enfin conscience à la population française que le modèle social dont on nous rebat les oreilles est bel et bien mort lors des émeutes de novembre 2005. A moins que des élites éclairées, à droite comme à gauche, ne comprennent qu'elles ne pourront valablement assumer leurs mandats électoraux que s'ils s'attaquent aux vraies racines du mal: la ségrégation par l'emploi, liée à la faiblesse des créations nettes d'emploi en terre de France, et la ségrégation par le quartier, liée à la séparation entre marchés privés et aidés du logement. A moins qu'ils ne décident enfin d'appliquer les méthodes qui, ailleurs, ont permis de vaincre le chômage en augmentant la richesse du plus grand nombre: assouplissement des codes du travail trop rigides, fiscalités marginales moins étouffantes, dépenses publiques en baisse drastique... A moins qu'ils ne soient touchés par la grâce et ne se remettent à glorifier l'effort, le travail, la réussite par l'entreprise...
A moins qu'ils ne décident enfin de faire fi du politiquement correct et qu'ils appliquent effectivement une politique de tolérance zéro vis à vis des délits violents contre les personnes ou leur propriété, qu'ils réforment les procédures judiciaires pour que les sanctions soient rapides et effectives, qu'ils réinstaurent le principe de la responsabilité matérielle intégrale des familles face aux agissements de leurs enfants mineurs délinquants, sans se soucier des cris d'orfraies que cette politique ne manquera pas de susciter dans certains milieux intellectuels bien pensants, qui n'ont jamais connu les vicissitudes de la vie à Vaulx en Velin.
Ce n'est qu'à ces conditions que l'on observera une diminution, lente mais palpable, de l'influence des forces anti-civilisation à l'uvre dans les banlieues. Devant un tel cahier de doléances, permettez moi de faire preuve d'un certain pessimisme à court et moyen terme quant à la capacité de nos élites dirigeantes de prendre enfin les bonnes décisions, dans la bonne direction.
© Institut Hayek, 2005
-Commencez par la bonne, j'en ai besoin pour me remonter le moral...
-Eh bien, les violences urbaines vont se résorber d'elles-mêmes sans que l'état n'ait faire excessivement appel à la force !
-Ah ! voilà effectivement une très bonne nouvelle, qui va me permettre de ridiculiser ce petit prétentieux de Sarkozy et ses rodomontades sur le rétablissement de l'ordre ! et la mauvaise ?
-Eh bien, les violences urbaines vont se résorber d'elles mêmes, sans que l'état n'ait pu montrer la moindre trace de force..."
Blague à part, pronostiquer ainsi un retour au calme spontané, alors que La France brûle, que toute la médiasphère crie à l'Intifada, et que les forces de police sont réduites à l'impuissance, peut paraître un tantinet osé. Et pourtant, il ne peut en être autrement. Pour cette fois.
Certes, il s'agira d'un retour au calme tout à fait relatif, tout comme la flambée de violence actuelle ne succède pas à une période de calme absolu. En fait, dans les banlieues chaudes, les caillassages des patrouilles de policiers, les incinérations sauvages de véhicules, les guet-apens tendus aux véhicules de pompiers et aux ambulances sont monnaie courante. Et les émeutes de quartiers ne sont pas des phénomènes rares. Il n'y a que cinq mois que des quartiers de Perpignan étaient livrées aux hordes de casseurs, chaque nuit de Saint-Sylvestre est marquée par un concours de voitures incendiées entre cités chaudes, et la presse rapportait encore récemment que avant les tristes bilans des incidents consécutifs à l'accident de Clichy sous Bois, il y avait déjà eu plus de 20.000 voitures qui avaient brulé en 2005 sur toute la France.
Non, ce qui frappe dans les événements récents, ce n'est pas leur nature, hélas trop quotidienne, mais la rapidité de la contagion d'une cité à l'autre, qui force l'attention des médias. Pour la première fois, nous assistons à une démonstration de force généralisée de toutes les racailles banlieusardes réunies dans une grande partie de bras de fer festive contre les autorités.
Les émeutes de quartier organisées par des bandes de loubards parfaitement organisées et déclenchées dès que le contexte est favorable ne sont en rien un phénomène nouveau. J'ai eu la "chance" toute relative de pouvoir assister en direct aux émeutes de Vaulx en Velin en 1990, et ce fut fort instructif. L'on y voyait clairement des meneurs cagoulés postés au sommet des barres HLM du quartier du Mas du Taureau diriger des bataillons de jeunes caillasseurs à l'aide de Talkie-walkies (pas encore de portables à l'époque) en fonction des mouvements des forces de police venues tenter de rétablir un semblant d'ordre. A l'origine des deux journées de folie qui allaient voir partir en fumée un centre commercial, la mort de deux "jeunes" qui avaient tenté de forcer un barrage de Police à bord d'une moto volée. Rien que de très similaire à ce qui s'est passé à Clichy sous Bois.
Depuis cette époque, pas un mois sans que des voitures ne brûlent ici, ou qu'un gymnase, une synagogue, ne soient attaqués là, où que dans un des 1300 (!) quartiers en difficultés que compte notre pays, un camion de pompier ne soit attiré dans un guet-apens par une bande de délinquants.
L'objectif de ces attaques est multiple. En ce qui concerne les simples exécutants des émeutes, les jeunes idiots utiles qui servent les intérêts d'autres maîtres, les motivations sont multiples mais assez faciles à cerner: désoeuvrement, excitation, frustration face à un avenir pauvre en perspective, racisme anti-blanc, soumission aux chefs qui font vivre l'économie souterraine des cités...
Toutefois, ceux qui exploitent ces sentiments poursuivent d'autre desseins.
Tout d'abord, et principalement, il s'agit pour eux instaurer des zones de non-droit dans lesquelles les coûts et les risques de toute intervention de l'autorité publique seront si élevés que les services régaliens de la république (police, services de secours, et demain services fiscaux ?) n'oseront plus s'y aventurer. Deux types d'organisations ont un intérêt pour l'instant convergent à l'édification de ces zones en sécession de fait: en premier lieu, les mafias qui font prospérer une économie souterraine extrêmement dynamique par le moyens de trafics divers, dont principalement la drogue, mais aussi le cambriolage d'entrepôts, les ateliers clandestins, les contrefaçons, la prostitution, et d'autre part les organisations intégristes telles que l'UOIF et autres organisations islamistes et racistes qui veulent étendre le périmètre des zones où ils pourront établir le règne de la Sharia.
Certains pourront croire que ces deux forces ne sont pas destinées à s'entendre éternellement, tant certains chefs délinquants des banlieues goûtent plus aux joies du sexe violent débridé, de l'alcool et de la drogue que les talibans qui voudraient utiliser cette énergie destructrice à d'autres fins. C'est méconnaître que la plupart des régimes intégristes s'accommodent fort bien de l'existence d'une forte dépravation au sein des élites dirigeantes, comme le régime iranien en administre quotidiennement la preuve. Tout comme Lénine a recruté les plus gros bataillons de ses révolutionnaires au sein des bas-fonds russes, les prisons sont des foyers de recrutement clairement identifiés des organisations intégristes. Et une fois que la loi coranique supplantera la loi de la république sur un territoire donné, l'application de cette loi sera plus ou moins stricte pour les chefs, selon que les talibans auront ou non besoin des délinquants moins religieusement engagés pour maintenir "l'ordre" nouvellement créé.
Aujourd'hui, et malgré la progression importante du soutien aux idées intégristes que l'on observe dans les banlieues (plus de 10% des musulmans de France auraient de la sympathie pour les idées d'al Qaeda selon les RG. Cela concerne certes 600.000 personnes, mais cela veut aussi dire que 90% des musulmans sont au minimum neutres par rapport à ces préceptes), les intégristes ne sont pas encore en mesure d'opérer une prise de contrôle très partielle ailleurs que dans une partie des cités HLM. Ils ne peuvent donc soutenir un mouvement d'insurrection long qui irait au delà d'émeutes de jeunes en colère, quelqu' impressionnantes ces émeutes apparaissent aujourd'hui aux yeux des médias. L'UOIF vient d'ailleurs, par la voix de ses imams, de prononcer une Fatwa demandant aux jeunes musulmans de ne plus participer aux émeutes, car elle ne sait que trop bien qu'elle ne pourrait, en l'état actuel, contrer efficacement une réaction de force des pouvoirs publics si les émeutes allaient trop loin .
Quant aux caïds des cités, ils savent mieux que nos énarques que le désordre est mauvais pour les affaires, et que la conjugaison d'une présence prolongée des forces de sécurité et d'une trop forte attention médiatique rendrait leurs commerces trop difficiles à terme. Ils doivent donc trouver le bon dosage entre la démonstration de force, l'obligation pour la police d'augmenter le coût de ses interventions en cité chaude, et l'apaisement de dernière minute le moment venu pour éviter que les pétochards qui nous gouvernent ne soient forcés par les événements à entrer dans une épreuve de force.
C'est ainsi que tout devrait "rentrer dans l'ordre" dans les jours à venir, c'est à dire que les troubles continueront, mais de façon plus épisodique, répétitive mais insuffisamment intense pour provoquer un intérêt médiatique soutenu. Business as usual.
Dominique de Villepin et Jacques Chirac pourront parader, proclamer que leur "fermeté équilibrée, sans tomber dans la répression aveugle, sans oublier leur courageuse politique de la main tendue et de dialogue avec la jeunesse déshéritée des banlieues", a permis de rétablir la situation. Ils pourront continuer leur opération de lynchage médiatique de Nicolas Sarkozy, aujourd'hui vilipendé sous prétexte d'avoir soi disant réduit les moyens de la police de proximité, et d'avoir prononcé des mots qui fâchent tels que "racailles", qui font de la peine aux pauvres banlieusards victimes de toutes les discriminations possibles et imaginables. A défaut de régler la moindre part du problème, ils pourront profiter de l'occasion pour s'adonner à ces petits jeux de basse politique auxquels ils excellent.
Ils pourront annoncer de nouveaux plans pour relancer la rénovation urbaine, la solidarité envers les banlieues en déshérence, avec l'argent qu'ils n'ont plus. Ils pourront proposer sans que personne ne s'émeuve d'accroître le contrôle policier sur ces machins bizarres sur Internet, que l'on appelle des "blogs", par le biais desquels certains jeunes ont publiquement appelé à la violence contre les forces de l'ordre. Beau prétexte pour mettre la pression sur ceux qui utiliseraient ce moyen d'expression pour contester l'ordre établi.
Et pendant ce temps, parce que l'état aura montré son incapacité à réagir, l'alliance Sharia-Mafia progressera dans les quartiers sensibles, et tentera de s'étendre au delà de ses territoires traditionnels. Les prochaines émeutes de masse toucheront de nouveaux quartiers "pourtant réputés calmes", les moyens financiers des fauteurs de troubles continueront de croître... Jusqu'à ce que les "talibans" estiment qu'ils peuvent passer à un stade supérieur de leur action. A moins qu'entre temps, ces exactions n'aient jeté le peuple Français dans les bras de quelque joueur de bonneteau ultra-nationaliste qui, pour éradiquer le fléau, détruira les rares libertés qu'il nous reste encore. Au bout du chemin, la tyrannie... A moins que ?
A moins que, mais on est dans le domaine du rêve, à moins que l'ampleur des événements actuels ne fassent prendre enfin conscience à la population française que le modèle social dont on nous rebat les oreilles est bel et bien mort lors des émeutes de novembre 2005. A moins que des élites éclairées, à droite comme à gauche, ne comprennent qu'elles ne pourront valablement assumer leurs mandats électoraux que s'ils s'attaquent aux vraies racines du mal: la ségrégation par l'emploi, liée à la faiblesse des créations nettes d'emploi en terre de France, et la ségrégation par le quartier, liée à la séparation entre marchés privés et aidés du logement. A moins qu'ils ne décident enfin d'appliquer les méthodes qui, ailleurs, ont permis de vaincre le chômage en augmentant la richesse du plus grand nombre: assouplissement des codes du travail trop rigides, fiscalités marginales moins étouffantes, dépenses publiques en baisse drastique... A moins qu'ils ne soient touchés par la grâce et ne se remettent à glorifier l'effort, le travail, la réussite par l'entreprise...
A moins qu'ils ne décident enfin de faire fi du politiquement correct et qu'ils appliquent effectivement une politique de tolérance zéro vis à vis des délits violents contre les personnes ou leur propriété, qu'ils réforment les procédures judiciaires pour que les sanctions soient rapides et effectives, qu'ils réinstaurent le principe de la responsabilité matérielle intégrale des familles face aux agissements de leurs enfants mineurs délinquants, sans se soucier des cris d'orfraies que cette politique ne manquera pas de susciter dans certains milieux intellectuels bien pensants, qui n'ont jamais connu les vicissitudes de la vie à Vaulx en Velin.
Ce n'est qu'à ces conditions que l'on observera une diminution, lente mais palpable, de l'influence des forces anti-civilisation à l'uvre dans les banlieues. Devant un tel cahier de doléances, permettez moi de faire preuve d'un certain pessimisme à court et moyen terme quant à la capacité de nos élites dirigeantes de prendre enfin les bonnes décisions, dans la bonne direction.
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