La mortelle randonnée de Fannie et Freddie
C'est avec la plus vive satisfaction que l'Institut Hayek constate que les arguments que nous développions dans le Figaro du 9 septembre quant à la responsabilité de l'état Fédéral américain dans la faillite de Fannie Mae et Freddie Mac sont repris et développés par Le Monde dans son édition du 14-15 septembre. Il est heureux que des voix multiples lisibles là où on ne les attendait pas forcément prennent enfin des positions à contre-pied du prêt à penser étatiste et anti-économie de Marché, que ce genre de crise donne trop souvent l'occasion de lire.
>> Lire l'article de Pierre Antoine Delhommais dans Le Monde, "Fannie et Freddie, Mortelle Randonnée ". Extrait:
Beaucoup, en Europe, ont applaudi à ce retour en force de l'Etat, sauveur d'un système financier devenu fou, incapable de s'autoréguler, avec ses banquiers irresponsables, aveugles ou inconscients, en tous les cas avides. La mise sous tutelle de Freddie et Fannie a été perçue comme une sorte de grand soir financier, mettant fin à trois décennies de dérégulation et de libéralisation à tout-va.
Cette vision radicale et très rassurante n'a qu'un défaut, mais il est de taille. Elle oublie que l'orbite dans laquelle gravitaient Fannie Mae et Freddie Mac était précisément celle de l'Etat et que les deux établissements étaient plus régis par des intérêts politiciens que par la loi du profit.
(...)
Personne, à Washington, n'avait intérêt à remettre en cause cet assemblage de bric politique et de broc financier, qui faisait le bonheur de tous. Jusqu'à ce que la bulle de l'immobilier finisse par éclater. Jusqu'à ce que le marché finisse par prendre sa revanche sur l'Etat, obligé de payer au prix fort (peut-être plusieurs centaines de milliards de dollars) son incompétence.
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Mis à jour (Vendredi, 19 Septembre 2008 07:51)
